L’œuvre

Auteur: Emile Zola

Titre: L’œuvre

Edition Bibliophile, 431 pages

Résumé

L’ouvrage nous entraîne dans le monde de l’art et des artistes, à travers le portrait d’un peintre maudit, Claude Lantier, dont le personnage évoque celui de Paul Cézanne, grand ami de Zola, qui se brouillera avec l’écrivain après la publication du roman.

Claude Lantier est le fils de Gervaise Macquart et d’Auguste Lantier (voir l’Assommoir, roman où l’on apprend qu’il a été amené à l’âge de huit ans à Plassans par un vieux monsieur séduit par la qualité de ses dessins). Il apparaît aussi dans Le Ventre de Paris. Il est ici l’ami d’enfance du romancier Sandoz, personnage dans lequel Zola a mis beaucoup de lui-même. Avec Sandoz et d’autres peintres ou sculpteurs, Claude combat pour imposer une nouvelle forme de peinture, bien éloignée des canons néo-classiques qui ont la faveur des expositions officielles. Si certains d’entre eux réussissent finalement à s’imposer, Lantier va pour sa part d’échec en échec, demeurant incompris du public et souvent de ses propres amis.

Mon avis

Voilà, je vous mets ça là car je l’ai découvert dans une vidéo Youtube et ça m’a bien éclairé! Ce tome est le quatorzième des Rougon Macquart et il tourne autour de l’art, et plus précisément de la peinture.

Nous suivons Claude Lantier, peintre un peu aigri, qui cherche à réaliser son « œuvre », cette peinture qui fera de lui un grand artiste. Il est entouré de ses amis écrivains, peintres, architectes, notamment Sandoz, personnage autobiographique pour Zola. Au travers de cette recherche, Lantier va se perdre et va perdre même un peu plus…

Si je devais vous en dire plus, je vous parlerai de Christine car elle arrive au tout début du livre. Leur rencontre est furtive, sous la pluie, et c’est là que naît l’œuvre de Claude. Leur relation va évoluer tout au long du roman, mais un troisième personnage va peu à peu détruire ce duo… Sans vous en dire plus…

J’ai beaucoup aimé ce tome qui tourne autour de l’art et du jugement de la peinture. Lantier est très critiqué par ses pères car sa peinture n’est pas celle qui se fait « habituellement », même ses amis ne la comprenne pas et entrent en conflit avec Claude. J’ai trouvé ce combat assez juste, car Claude est un artiste, un passionné, qui donne tout pour son art, il vit pour ses tableaux, quitte à tout lâcher, quitte à ne plus en dormir, juste pour trouver le bon moment, la bonne couleur, la bonne lumière… Zola sait trouver les mots pour décrire ces émotions.

J’ai aussi beaucoup aimé comparer Sandoz à Zola car il y a aussi dans ce livre un conflit entre Zola et Paul Cézanne car Cézanne a accusé Zola de mettre beaucoup de lui dans son personnage de Lantier, Zola s’en défendant en disant qu’il s’inspirait d’un autre peintre (Monnet? Manet? Je ne sais jamais…). Je n’ai pas assez creusé cette anecdote mais j’ai vu le film Cézanne et moi, qui est à mettre en parallèle de L’œuvre, et il est intéressant de voir la relation Zola-Cézanne.

Conclusion

Ce tome était une très bonne lecture. La fin m’a scotchée. On sait que Zola maltraite un peu ses personnages et j’attendais de voir sur qui et comment allait tomber cette chute, je n’ai pas été déçue! Un très beau reflet des artistes de cette époque, et une jolie comparaison Sandoz/Zola.

1 commentaire

Répondre à Ju lit les mots Annuler la réponse.