La papeterie Tsubaki

Titre: La papeterie Tsubaki

Autrice: Ogawa Ito

Editions Picquier, 375 pages

Résumé

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues.

Mon avis

Merci aux Editions Picquier pour l’envoi de ce livre.

J’avais beaucoup entendu de bien sur ce livre, comme quoi c’était un petit bonbon japonais à savourer, une lecture qui faisait du bien, un peu comme Les délices de Tokyo, que j’avais d’ailleurs beaucoup aimé. Et j’avoue que j’ai passé un très très bon moment.

Dans ce livre, ne vous attendez pas à de l’action, ni à un vrai fil conducteur, à part la papeterie, la calligraphie, et les saisons qui défilent. Pas de gros rebondissements, de révélations ultimes, sauf peut-être vers la fin, et encore. Non, en fait, ne vous attendez à rien, et dites-vous que vous allez découvrir des tonnes de petites manies japonaises sur la calligraphie. Comment est choisi le papier, l’encre, la façon d’écrire pour répondre au mieux aux gens qui font la demande à Hatoko d’écrire une lettre… Car c’est ce que vous y trouverez.

Hatoko a repris la papeterie de l’Aînée, elle est écrivaine publique, et ceux qui entrent dans sa boutique ont une requête. Une annonce de décès, un mariage, un divorce, prendre des nouvelles de la santé de quelqu’un, ou juste prendre des nouvelles. Hatoko doit donc répondre au mieux à ces demandes, et le lecteur va la suivre tout au long d’une année, dans la façon qu’elle aura de choisir le papier, le style d’écriture, les mots…

Nous avons affaire à un livre au final très poétique dans son sujet. Les lettres d’Hatoko, nous les retrouvons en kana (hiraganas, katakana et kanjis) à côté de la lettre écrite à l’occidentale pour que le lecteur puisse la lire. C’est très intéressant. Nous découvrons tout un tas de rituels liés à l’écriture, car cette tradition est très ancrée dans la culture japonaise.

Au fil des saisons, le temps passe à la papeterie, et Hatoko reçoit des voisins, des amis, et ma préférée c’est Madame Barbara. Cette femme est géniale!! Je vous laisse la découvrir, mais moi je l’imagine un peu comme Poupette, la grand-mère dans La Boum! Vous voyez le genre? 🙂

Ce livre ne m’a pas touché tout de suite. Je me suis même un peu ennuyée au milieu. Mais quand arrive la fin, certains passages nous révèlent des informations importante sur Hatoko, l’histoire de sa famille, le lien à l’écriture, et là j’étais cueillie… C’est un très beau livre…

Conclusion

Un très beau moment de poésie calligraphiée avec cette lecture plaisante et touchante. J’ai hâte de lire la suite, La république du bonheur, pour découvrir la suite des aventures de Hatoko, et surtout de Madame Barbara!

2 commentaires

Répondre à missycornish Annuler la réponse.