
Titre: Le bal des folles
Auteure: Victoria Mas
Editions Albin Michel, 256 pages
Résumé
Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles – d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques – ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.
Mon avis
J’attendais pas mal de ce roman dont le sujet m’intéressait assez. J’ai été un peu déçue.
Dans ce court récit, nous allons suivre plusieurs personnages féminins, Louise, internée, Geneviève, infirmière, toutes deux à La Salpêtrière, mais aussi Eugénie qui elle a une sorte de don, qui n’est pas forcément bien vu à l’époque… je n’en dis pas plus…
En fond, ce fameux « bal des folles » qui a lieu chaque année, je pensais que cet évènement prendrai plus de place dans le livre, alors qu’en fait non, pas vraiment. Il s’agit plutôt d’une ambiance autour de ce bal. Les personnages féminins sont attachantes, certes, et le récit est prenant. Pourtant, j’ai trouvé ce roman trop lisse, trop propre. Je m’attendais à quelque chose de plus profond, de plus poussé. Lorsqu’il s’agit d’expériences scientifiques menées sur les internées, je pensais que cela allait être plus exploité, car l’idée est vraiment passionnante et je suis sûre que Victoria Mas s’est beaucoup renseignée. Mais non, pas assez creusé pour moi.
J’ai beaucoup aimé Eugénie, son caractère, son ambition, mais je trouve qu’elle n’a pas sa place dans cette histoire, elle est en dehors de l’hôpital, même si elle va avoir un lien avec, j’aurais aimé que l’on développe un peu plus les internées, leur vie, leur maux…
C’est un premier roman assez bien mené, avec de belles idées, mais il manque environ cent pages pour avoir toutes les réponses à nos questions. L’autrice nous laisse sur sa faim tout au long du roman là où le lecteur (moi en tout cas) attend plus de développement des personnages, plus d’accroche, plus de profondeur.
La plume est très belle et le livre se lit tout seul, un peu trop vite. J’ai aussi une petite réticence quant au titre qui au final est un tout petit passage du livre. Je n’ai pas d’autre titre à proposer mais je trouve que celui-ci trompe le lecteur, et c’est un peu dommage… Dernière chose, pas de bol je suis calée en danse et quand je vois Loïe Fuller en couverture, je ne peux m’empêcher de me demander le lien entre cette couverture et elle… et il n’y en a aucun… alors même si la danse serpentine de la danseuse est envoutante, il aurait été judicieux que justement cet envoutement soit présent dans le roman. Je suis un peu dure, mais vous me connaissez, je dis ce que je pense, et même si c’était une belle lecture, pas mal d’éléments font que cette lecture manque de pas mal de choses…
Conclusion
Un premier roman avec de très belles idées, une plume juste, des personnages attachants, mais trop court, pas assez profond, et ce bal qui ne fait que quelques pages… dommage…
Je me rends compte que nous avons souvent les mêmes ressentis autour des livres. J’aime trouver ainsi des lecteurs à la sensibilité proche de la mienne.
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Oui c’est chouette 🙂
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Il est bon de lire des avis plus mitigés sur ce titre. J’aurai été déçue à la lecture si tu ne m’avais pas prévenu que le bal prenait peu de place (puisque c’est ça que j’imaginais au centre de tout), je te remercie donc. J’essaierai quand même de le découvrir si le temps me le permet mais avec moins d’attentes 😉
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Je.t’en.prie. Oui lis le il est quand meme chouette
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