
Titre : Gatsby le magnifique
Auteur : Francis Scott Fitzgerald
Edition Folio, 202 pages.
Résumé
Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu’il génère, est réputé pour les soirées qu’il donne dans sa somptueuse propriété. L’opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C’est pourquoi l’illusion ne peut être qu’éphémère.
Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d’or, de cuivre et d’azur, s’impose également comme la chronique d’une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n’être magnifique que le temps d’un air de jazz.
Mon avis
« Les gens n’étaient pas invités chez Gatsby, ils allaient chez lui, tout simplement. »
Cette phrase est un vrai pilier de ce livre. En effet, Gatsby est celui chez qui l’on va pour faire la fête, oublier ses problèmes, profiter de la vie. Tout le monde le connaît. Il est partout. On dit beaucoup de choses sur lui, des rumeurs, des cancans, et même, qu’il aurait tué un homme…
Pourtant, lorsque notre personnage principal, Nick Carraway, achète la maison juste à côté, il n’a aucune idée de qui est ce Gatsby. Il le rencontre un soir, ayant été invité chez lui, ce qui visiblement est peu commun, comme le montre l’extrait ci-dessus! Nick ne sait même pas à quoi il ressemble et il va tomber sur lui un peu par hasard. À partir de ce moment, Nick passera plus de temps avec Jay Gatsby et apprendra à le connaître.
On découvre Gatsby à travers les yeux de Nick. Et au-delà de l’homme enjoué, toujours souriant, sincère, accueillant, se cache quelqu’un de profondément amoureux.
En effet, Nick côtoie les Buchanan, Daisy et son mari Tom, qui habitent en face de sa maison et qu’il voit assez souvent. Daisy connaît elle aussi Gatsby, elle l’a connu, il y a longtemps, à l’époque où elle n’était pas mariée à Tom… Ils s’en souviennent tous deux, et en ont été marqués à vie.
C’est donc une histoire d’amour que nous offre Francis Scott Fitzgerald, et moi qui ne suis pas fan du genre, je me suis malgré tout laissée complètement prendre au jeu! Car la plume de l’auteur nous hypnotise, vraiment! Lorsque je lisais ce livre j’avais l’impression d’être dans une pièce claire, avec de grands rideaux qui volaient avec le vent, une douce brise d’été, et installée sur une multitude de tissus roses, beiges, blanc, bouffants où je m’enfonçais doucement au fur et à mesure de ma lecture…. Ok j’en rajoute mais je vous assure que c’est l’impression que donne ce livre. On est bien quand on le lit. On plonge dans cet univers années 20 à New York, enivrant et infini, où les jours se confondent avec les nuits, et qu’on ne veut pas quitter! Pourtant, plus l’on avance dans l’histoire, plus on sent une tension monter, entre Gatsby et Daisy, entre Gatsby et Tom aussi…. Puis un accident. Un quiproquo tragique…
Je ne vous en dévoile pas plus, mais sachez que ce livre se dévore assez rapidement, et l’on se rend compte que Gatsby est bien seul, malgré une maison remplie toutes les nuits.
Un film avait été fait en 2013, avec Leonardo Di Caprio dans le rôle titre, et je trouve qu’il reflète assez bien le livre, il est très fidèle. J’avais commencé par voir le film avant même de penser à lire le livre, et j’ai retrouvé la mémoire sur l’histoire au fur et à mesure de ma lecture. J’ai fais vaguement le parallèle avec le film mais cela ne m’a absolument pas gâché l’histoire.
Conclusion
Je pense que Gatsby est un bon livre pour découvrir le style de l’auteur, et se laisser entrainer dans les années folles. Voici un petit extrait qui souligne joliment la plume de Fitzgerald:
« Nous pénétrâmes par une haute galerie dans une pièce claire, couleur de rose, qu’aux deux bouts des portes-fenêtres rattachaient fragilement à la maison; elles étaient entrouvertes et étincelaient de blancheur contre le frais gazon qui avait l’air de pousser jusque dans la villa.
Je l’ai lu il y a trèèès longtemps mais je me souviens, comme toi, l’avoir beaucoup aimé. En revanche, je n’ai pas vu le film mais ce serait un bon moyen de me replonger dans l’histoire.
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J’ai lu ce livre il y a pas très longtemps et je n’avais pas aimé … Les personnages m’énervaient, l’histoire était très lente et je n’avais pas accroché … Je suis passée à côté … Mais je suis heureuse de voir que ce livre t’a fait passé un bon moment de lecture !
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