Le miroir des courtisanes de Ariyoshi Sawako publié chez @editionspicquier
C’est une véritable fresque familiale que nous livre ici l’autrice des Dames de Kimoto.
J’ai passé un très beau moment de lecture, avec Tsuna, sa fille Ikuyo et sa petite-fille Tomoko. Cette dernière va finalement être le centre de cette histoire de femmes, où la jalousie domine, et où le poids des traditions demeure quoi qu’il arrive. Ikuyo jalouse la beauté de sa fille et sera prostitué là où Tomoko sera geisha. Cependant on sent l’emprise d’Ikuyo sur Tomoko tout au long de sa vie.
Les événements historiques tels que le grand tremblement de terre de Tokyo en 1923 ponctuent le roman et rendent ces femmes vulnérables et pourtant si fortes et capables de toujours se relever.
J’ai eu énormément d’empathie pour Tomoko que l’on suit pendant plusieurs décennies. Les rencontres qu’elle fera nourriront son caractère et malgré tout elle ne sera jamais libre puisque toujours, le regard de sa mère, de ces maîtres, la rabaisseront.
Si vous souhaitez découvrir cette autrice je vous recommande ces deux romans mais avec tout de même un léger plus pour Les dames de Kimoto qui moi m’a paru plus accessible et tout aussi passionnant.
Avez-vous déjà lu des histoires de générations de femmes dans le Japon du début du XXeme siècle?