Un long, si long après-midi

Un coup de cœur pour ce roman qui se passe en 1959 aux Etats-Unis. Entre Desperate Housewives et Alabama 1963, les sujets traités sont très intéressants et extrêmement bien dosés. Les personnages sont attachants, surtout Ruby et Mick bien sûr.
J’ai adoré cette alternance de chapitre avec Joyce, la femme qui disparaît.
Dès le départ, le premier chapitre donne le ton. C’est cinglant, on ressent une grande tension au milieu de ces belles maisons américaines où tout semble parfait. Pourtant Joyce doute. Elle regrette. Elle semble réfléchir. Elle veut partir…
Ce sera Ruby, sa domestique noire, qui va retrouver ses deux enfants livrés à eux-memes. Et bien entendu ce sera Elle que l’on accusera en premier… parce qu’elle est noire.
Quelle histoire! Énormément d’action, des dialogues justes et des passages extrêmement réalistes et emprunts d’Histoire.
Si vous aimez les romans contemporains, un brin polar domestique, un brin romantique historique vous allez adorer. Le thème de la ségrégation y tient une belle place mais ce n’est pas le seul ni le plus frappant. La condition féminine à la fin des années 50 aux USA est grandement abordée. C’est rageant à certains moments, touchant, choquant même (OMG ce pot de fleurs!!! Ceux qui l’ont lu me comprendront) et l’écriture est très juste et marquante. Il n’y a rien à jeter dans cette histoire et je suis tellement heureuse de l’avoir lu!
Merci Mag pour la découverte et merci lamartiniere pour cet envoi 🙏

Laisser un commentaire