Des choses qui se dansent

Les mots de Germain Louvet résonnent en moi. La danse me parle, c’est mon métier. Le corps comme outil je connais. Lire un récit écrit par un.e danseur.euse c’est toujours attiser ma curiosité et j’adore ça car je peux ressentir facilement les mots du corps. Le corps qui danse, qui souffre, qui se sacrifie, qui se mouvoit dans l’espace, qui répète 10 fois, 100 fois, 1000 fois les mêmes mouvements. La mémoire du corps.
Les mots de Germain Louvet sonnent très justes. Sans chichis il nous livre son quotidien de danseur, en chapitre sans chronologie, pour nous conter son histoire.
J’ai vraiment adoré lire ce livre mais je ne suis pas objective 😅 le style de Louvet est vraiment bien travaillé et la plume est belle, c’est un vrai plaisir!
Ce que j’ai aussi apprécié aussi c’est cette fin un brin rebelle qui veut faire bouger les choses. La grève des danseurs sur leur statut particulier. Germain Louvet donne des chiffres, sans tabou et ça me plaît. C’est réel. La conditions de la rémunération des danseurs et leur retraite est une vraie question. Benjamin Millepied a voulu secouer la hiérarchie, casser les codes, il a réussit à mettre en place certaines choses mais il est complexe de bousculer une institution aussi solide que celle-ci. On sent que Germain Louvet veut être dans cette perspective d’avancer ensemble, d’inclure un maximum de gens, de ne pas se baser que sur un physique, d’ouvrir les esprits et le corps de ballet. Nous verrons où cela en est dans quelques années mais je crois qu’un mouvement est possible.
C’est une excellente découverte. Maintenant je veux lire Le livre de Dorothee Gilbert (dans ma PAL) et celui d’Hugo Marchand!
Merci Fayard pour cette lecture!

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