Je suis curieuse….

Je suis une femme, blanche, dans un couple heureux, qui partage les tâches quotidiennes à part égales, je mesure la chance que j’ai et je suis épanouie. Mais tout ça s’est acquis parce que d’autres ont fait entendre leur voix, et ça j’en ai conscience également.

Je ne sais pas tellement où me placer en tant que féministe, car ce terme est maintenant utilisé un peu partout, et je veux m’informer au mieux pour savoir les bases, les femmes, les textes, les idées, et pouvoir analyser une situation, un conflit, argumenter. Je pense que s’informer est fondamental et comme je suis curieuse, je suis servie!

Il y a 3 ans, j’ai lu deux petits textes essentiels, qui reviennent beaucoup, et d’ailleurs je pense que je les relirai; Nous sommes tous des féministes, et La déclaration des droits de la femme. Ces deux livres m’ont fait mettre un petit pied dans le féminisme. Je me suis dit qu’à l’occasion j’allais en lire d’autres. Ninon de la chaine Les carnets d’Opalyne fait régulièrement des vidéos de son Femini-Books et conseille beaucoup d’ouvrages féministes, elle était ma première mine d’info sur le sujet.

Puis le temps passe, le sujet perdure, et l’actualité retentit. #MeToo, les violences conjugales, le sexisme, la culture du viol, la place des femmes dans la société actuelle… Beaucoup de sujets traités par beaucoup de femmes justement, et tant mieux! Beaucoup d’ouvrages et moi je suis un peu perdue…

À la fin du mois d’août j’ai vu passer un titre de livre que j’ai trouvé un peu violent… Moi les hommes je les deteste, de Pauline Harmange, paru chez Monstrograph. Ce titre m’apparaissait comme assez cru et infondé, peut-être là pour faire le buzz. J’en ai parlé sur Instagram en disant qu’il ne fallait pas généraliser, que beaucoup d’hommes sont concernés par le féminisme, savent tenir une maison, partager équitablement les tâches quotidiennes (cuisine, ménage…) et que non tous les hommes n’étaient pas des machos finis. Alors y avait-il des livres écrit par des hommes, sur le féminisme?

Cette question a amené plusieurs réponses et ont éclairé ma petite lanterne un peu branlante et en manque d’info… Certaines personnes très bienveillante m’ont répondu sur Insta (je ne sais plus tous leurs pseudos mais si elles passent par là MERCI BEAUCOUP!! Et merci Aurélia!!) que si les hommes en étaient là c’était à cause d’une sorte de crise de la masculinité, un genre de concept qui existe depuis longtemps et qui place les hommes plus haut que les femmes. Dans l’Histoire, l’homme a toujours eu des rôles plus important que les femmes, mais après tout c’est comme ça depuis des siècles et qu’il est difficile de s’en sortir.

Bien. Je prends note. Je note aussi les ouvrages, Le mythe de la virilité, Crise de la masculinité: Autopsie d’un mythe tenace, et aussi Femmes, race et classe d’Angela Davis, La révolution feministe d’Aurore Koechlin et bien d’autres…

Et ces ouvrages amènent à d’autres et à d’autres… mais stop!

Non… d’abord je veux partir de la BASE. Connaître les dates, les personnes, les évènements, les mots. Alors pour m’informer j’ai lu Le feminisme en 7 slogans, et Ainsi soit-elle, de Benoite Groult. Ces deux ouvrages m’ont fait prendre conscience qu’effectivement si on en est là aujourd’hui c’est parce que notre société s’est un peu construite pour les hommes et que les femmes ont encore beaucoup à faire pour être sur le même pied d’égalité, même si beaucoup de codes ont été cassés et qu’on a quand même pas mal avancé.

Puis j’ai acheté d’autres « Bases », King Kong Théorie de Despentes, le livre des Couilles sur la table, Le sexisme, une affaire d’hommes. Et comme je suis TRÈS curieuse, je ne m’arrête pas à la lecture, j’écoute aussi!

Des podcasts comme Les couilles sur la table, certains épisodes de La poudre, Quoi de meuf?, des épisodes ponctuels où certaines féministes sont invitées.

Et des comptes instagram aussi comme celui de Nous Toutes et de Caroline de Haas, celui de Lauren Bastide l’autrice de Présentes (qu’il faut vraiment que je lise aussi!!!), celui de Tout est politique qui a un book club sur le féministe et propose chaque mois des thèmes super intéressants avec des ouvrages qui donnent tous envie, et depuis hier précisément, celui d’Alice Coffin.

BREF, un mois est passé et ma vision du féminisme a évolué car je me suis INFORMÉE, et je pense que c’est la chose la plus importante à faire. L’ignorance est pire que tout. Si on reste dans l’ignorance on ne peut pas avancer, on ne peut pas réflechir, confronter ses idées, prendre du recul, analyser…

Je ne dis pas que je sais tout, car c’est impossible, mais je commence à faire la part des choses, à me rendre compte, et en entendant ces femmes parler de violences conjugales, de culture du viol, de Darmanin, du mouvement des lycéennes le 14 septembre et du sondage de Marianne, je prends conscience de la réalité.

Aujourd’hui j’ai très envie de lire le livre Moi les hommes je les déteste de Pauline Harmange, j’ai vu qu’il avait été republié chez le Seuil depuis le 2 et je vais me l’acheter pour sûr. J’ai appris grâce à ce sujet, à me remettre en question, à accepter que je ne sais pas mais que je veux apprendre, et pleins de personnes ont su me répondre de façon très pédagogique sans juger mon ignorance, alors merci pour tout ça. Vraiment.

On apprend toute sa vie et il n’est JAMAIS trop tard pour s’intéresser à un sujet, qu’il soit le féminisme ou autre chose.

Soyez curieux, lisez, écoutez, confrontez-vous, acceptez d’avoir tort pour avancer.

3 commentaires

  1. Oh comment je suis si heureuse de lire tout ça ! J’espère que toutes ces lectures prévues de plairont 💜 Et hâte que tu lises le livre de Pauline Harmange que je considère comme très salvateur, il fait du bien, il rassure en même temps qu’il met en colère, il trouve les mots justes.
    La sororité c’est si bon !
    Belle journée à toi !

    Aimé par 1 personne

  2. Je ne me positionne ni en féministe ni en garante des valeurs ancestrales, mais chacun doit trouver un juste équilibre dans sa propre vie et je me dis qu’accepter de repasser parce que zhom est trop en galère avec un fer à repasser n’est pas gage de faiblesse. Mais c’est sûr que les choses évoluent et s’informer est la meilleure manière de ne pas rentrer dans des conflits irréfléchis mais de choisir ses combats, car nombre de choses doivent quand même évoluer !

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire