
Titre: Le jour où Kennedy n’est pas mort
Auteur: R.J. Ellory
Editions Sonatine, 432 pages
Résumé
C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain…
Quand soudain, rien : le président ne mourra pas ce jour-là.
En revanche, peu après, Mitch Newman, photojournaliste installé à Washington, apprend une très mauvaise nouvelle. La mère de Jean, son ex-fiancée, lui annonce que celle-ci a mis fin à ses jours.
Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Il découvre alors que Jean enquêtait sur la famille Kennedy. Peu à peu, le photographe va s’avancer dans un monde aussi dangereux que sophistiqué : le cœur sombre de la politique américaine.
Mon avis
R.J. Ellory, ce nom ne m’était pas inconnu mais je n’avais jamais franchi le pas. Pourtant ce n’était pas les occasions qui manquaient puisque Seul le silence et Le chant de l’assassin me tentaient beaucoup. Mais c’est avec celui-ci que j’ai découvert l’auteur, et quelle excellente découverte!!
J’ai dévoré ce livre! Mais qu’il est bien construit! D’abord le prologue. Imaginez, nous sommes le 23 novembre 1963, à Dallas, deux gars travaillent sur l’avenue où Kennedy est passé la veille en décapotable, c’était mythique… Et sur le lieu, ils trouvent… une balle, par terre… tiens bizarre… En tout cas, le président lui va très bien.
Ainsi démarre une uchronie passionnante, une réécriture de l’Histoire ultra fouillée avec des personnages pour certains plutôt détestables… à commencer à Kennedy lui-même! On n’imagine pas l’histoire autrement en ce jour du 22 novembre 1963, et pourtant Ellory l’imagine et la raconte extrêmement bien!
En politique, c’est magouille et compagnie, on le sait, et aux Etats-Unis sûrement plus qu’ailleurs. Je n’y connais vraiment pas grand chose en histoire politique américaine, mais l’auteur nous détaille si bien que l’on n’est pas perdu!
En parallèle de ces secrets politiques, nous découvrons le personnage de Mitch qui vient d’apprendre que son ex-fiancée est décédée. Elle s’est suicidée. Pourtant elle n’était pas du genre à avoir des idées noires au point de mettre fin à ses jours, et Mitch, journaliste photo est persuadé qu’il lui est arrivé quelque chose de bien plus grave… Il va alors découvrir bien plus qu’il ne faut, et être impliqué jusqu’au cou dans une sombre affaire… politique…
Mais ce roman!!!!! Au début, je l’ai forcément comparé à 22/11/63 de King, mais pas longtemps car au final, à part le « non-meurtre » de Kennedy, l’histoire n’a rien à voir. Le livre de Ellory est plus politique, mais sans tomber dans le complexe.
Le personnage de Mitch n’est pas tellement attachant, mais c’est son lien avec Jean son ex, que l’on va retenir, et nous suivrons les derniers moments de sa vie et comment elle pouvait avoir un lien avec la politique américaine de l’époque.
C’est vraiment passionnant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j’ai vraiment hâte de découvrir d’autres roman de Ellory!
Conclusion
Une uchronie passionnante, des dialogues acérés, un vrai travail de recherches politiques mais sans perdre le lecteur, ce roman est vraiment une belle découverte, petit coup de cœur!
Ellory a vraiment un style personnel que j’aime beaucoup !
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Il a l’air passionnant! Le côté politique me faisait un peu peur mais me voilà rassurée
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