
Titre: La conjuration des imbéciles
Auteur: John Kennedy Toole
Editions 10/18, 534 pages
Résumé
L’histoire se situe aux États-Unis, à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), au début des années 1960. Le personnage principal est Ignatius J. Reilly, un étudiant en littérature médiévale, remarquablement érudit et d’une intelligence qui confine au génie paranoïaque, mais vivant en vrai pacha chez sa mère arthritique et alcoolique. Ignatius, qui s’exprime pour son créateur, abhorre son époque. Il semble obstinément mais passionnément en décalage constant avec ses contemporains qu’il méprise férocement. Et tous les archétypes de l’Amérique contemporaine y passent : Les marlous, les beatniks, les Rockers, le flic, les vieux chrétiens fondamentalistes, la voisine acariâtre, la féministe anarcho-névrosée, les vendeurs de hot-dogs, etc.
Mon avis
J’avais entendu parler de ce livre il y a quelques temps, sans vraiment m’intéresser au résumé. Puis en en discutant sur Instagram, j’ai eu une vague de commentaires très positifs sur ce livre. Je n’ai donc pas attendu très longtemps avant de me le procurer!
J’ai d’abord lu la préface qui m’a de suite fait aimer l’auteur, mais m’a rendu triste également. John Kennedy Toole s’est suicidé à 31 ans en ayant écrits deux livres et était persuadé d’être un écrivain raté… Un comble pour quelqu’un qui obtiendra le Pulizer à titre posthume…
Une fois cette information passée, nous rentrons dans un roman assez étrange et totalement cinématographique. Ignatus J.Reilly est un trentenaire bedonnant qui vit chez sa mère. Il peut paraître à première vue grossier et vulgaire, mais en y regardant bien, Ignatus est un homme très intelligent qui sait faire preuve d’une audace folle pour arriver à ses fins, quitte à se faire virer de différents boulots et réussir à clamer son innocence. J’ai adoré Ignatus! Je verrais d’ailleurs très bien Jack Black (chanteur et guitariste de Tenacious D entre autres) dans ce rôle!
On adore le détester et le langage qu’il emploie pour s’exprimer est tellement en décalage avec sa personne, que cela fait de lui un personnage extraordinaire, et d’une richesse folle pour l’auteur et le lecteur!
Ce roman peigne parfaitement l’Amérique des années 60, où les commérages entre voisins vont on train. Ajoutez à ça un flic totalement à côté de la plaque, et un duo Ignatus et Mme Reilly qui ne cesse de se chercher des ennuis, et vous obtenez une histoire très perchée et très drôle!
Je comprends que certains aient détesté ce roman car il peut paraître inutile, sans but, mais franchement, certains dialogues sont vraiment parfaits. Et les passages des carnets où Ignatus raconte ses aventures, sont souvent tordants.
Seul petit bémol sur la fin qui arrive un peu vite et comme un cheveu sur la soupe, mais je pense que cela va avec le ton du roman, donc c’est validé.
Conclusion
Un classique de la littérature contemporaine américaine, La conjuration des imbéciles est un roman déjanté avec un héros anti-héros qu’on adore autant qu’on le déteste. Les situations sont rocambolesques et Ignatus rempli parfaitement son rôle d’odieux personnage! Une excellente surprise!
Une fresque un peu trop burlesque pour moi et un personnage auquel je n’ai forcément pas accroché, mais je m’incline également devant la prose incroyablement évocatrice de John Kennedy Toole…
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Je comprends totalement!
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