En mai, Madameirmalit a lancé le challenge #MaiAvecBalzac, l’occasion de lire ou relire du Balzac et d’en parler tout au long du mois.
J’étais plutôt fâchée avec cet auteur mais je voulais participer à ce challenge car je voulais donner une nouvelle chance à Honoré et La peau de chagrin m’intriguait beaucoup.
J’en ai aussi profité pour découvrir un très courte nouvelle, L’auberge rouge.
Un jeune homme veut mourir. Il entre par hasard chez un antiquaire et ce dernier lui fait cadeau d’une peau de chagrin couverte de signes mystérieux. Attention, la peau réalise tous les désirs, mais la réalisation de chacun d’eux la fait se rétrécir et raccourcit d’autant la vie de son possesseur. Ce jeune homme va être comblé de richesses et d’amour, seulement, il prendra peur de tous ses désirs et sera incapable de supporter le destin qu’il a choisi en acceptant le terrible talisman…
Je me suis attaquée à un gros classique, et on me l’avait fortement recommandé car il y avait un côté fantastique. J’avoue j’ai été totalement séduite par la première partie. J’ai eu peur des longueurs et des descriptions à n’en plus finir, mais non, c’était très bien équilibré, happant et la plume était vraiment très belle. Puis la deuxième partie m’a complètement perdue… Le personnage principal raconte à un ami son passé, son histoire, et c’était terriblement long… plus de 100 pages de monologue, et j’ai beau m’être dit « allez, c’est intéressant, arrête d’être fermée et accepte de te laisser porter », bah ça m’a gonflé! J’ai fini cette partie assez agacée et je me suis dit que ce cher Honoré avait intérêt à m’en mettre plein la vue pour la fin! Malheureusement ça ne l’a pas plus fait que ça, malgré des révélations vraiment intéressantes, j’ai squizé cette fin et j’en suis un peu désolée. En en discutant avec le groupe Insta que nous avions formé avec plusieurs lecteurs, quelqu’un s’est intéressé d’un peu plus près à Balzac et son rapport à la médecine, et j’avoue que cela donne envie d’en savoir plus, de creuser un peu, et de lire la fin différemment. C’est pourquoi je dirais que c’est tout de même une bonne lecture, je suis ravie de l’avoir enfin lu, et je ne suis plus fâchée avec Honoré!
Dans une auberge au bord du Rhin sont réunis par le hasard deux jeunes Français et un riche négociant allemand qui passent une agréable soirée avant d’aller se coucher. Au petit matin, on retrouve le négociant décapité…
Dans les brumes de l’Allemagne romantique, l’inspecteur Balzac mène l’enquête !
Je crois que je suis passée à côté de cette nouvelle. Pourtant la plume est très accessible et l’histoire intéressante mais cela demandait l’attention que je n’avais probablement pas. Je ne veux pas en dire plus, mais pour sûr je relirai cette histoire car je vois que Balzac a une écriture assez différente selon ses romans et c’est un vrai plus!
Je remercie encore MadameIrmaLit pour ce challenge et j’ai été ravie de me confronter à cet auteur et d’en ressortir très contente et plus du tout fâchée. On m’a conseillé d’autres oeuvres comme Le père Goriot ou Le lys dans la vallée, je ne dis pas non, mais je vais attendre encore un peu je pense 🙂
Et vous, avez-vous participez à ce challenge? Quels Balzac avez-vous lu?