
Titre: Kim Jiyoung, née en 1982
Autrice: Choo Nam-Joo
Editions Nil, 219 pages
Résumé
Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d’un prénom commun – le plus donné en Corée du Sud en 1982, l’année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ?
Mon avis
Septième lecture pour Mars au féminin, Kim Jiyoung m’a été prêté par mon Cultura où je fais partie du comité de lecture, et donc nous avons accès à certains service presse, et comme celui-ci a fait pas mal de bruit à sa sortie, j’avais envie de le découvrir.
Nous suivons donc Kim Jiyoung, une jeune coréenne qui vit avec son mari et sa fille. La première partie est relativement proche de nous en temps car nous sommes en 2015, les autres parties partant de 1982 pour aller à 2016. Nous allons dérouler la vie de cette jeune femme de son enfance à sa vie présente, pour découvrir la société dans laquelle elle vit et surtout la place de la femme dans celle-ci.
J’ai appris beaucoup dans ce livre, notamment sur les inégalités entre hommes et femmes en Corée du Sud, encore plus frappante et assumée que chez nous. Les hommes sont privilégiés dès leur naissance, les jeunes filles prenant un peu les miettes de ce qu’il reste.
En ce qui concerne l’histoire, je me suis attachée à la petite fille qu’était Kim Jiyoung, mais elle reste distante pour moi, j’ai préféré découvrir les mœurs de cette société plutôt que de creuser plus et de m’attacher vraiment à elle.
La plume est agréable mais sans être transcendante. Cette lecture est donc plutôt neutre pour moi. La fin m’avait-on dit, révèle le livre, mais je pense être passé un peu à côté. Lorsque j’ai demandé ce que cette fin signifiait, je n’ai pas trouvé qu’au final elle était importante, mais ce n’est que mon avis.
Conclusion
Sans être passée à côté de cette histoire, j’avoue m’être plus intéressée à la culture coréenne et la place des femmes dans cette société plutôt qu’au personnage de Kim Jiyong elle-même. Ça reste une bonne lecture, mais bien loin du coup de cœur de certains.