Soif

soif-Amelie-nothomb

 

Titre: Soif

Auteure: Amélie Nothomb

Editions Albin Michel, 152 pages

 

Résumé

…Il n’y en a pas!

 

Mon avis

Ce livre est le dixième que je lis de l’autrice. À chaque fois je découvre une nouvelle histoire, un nouvel univers. On a beau la critiquer, moi je l’ai bien, et si cela ne me plait pas je n’ai qu’à pas la lire.

Ici, l’autrice prend une sacré initiative, celle de se mettre dans la peau de Jésus, de la veille de sa crucifixion jusqu’à sa mort. Elle nous en apprend plus sur ses dernières heures, le fait revenir sur son passé, ses erreurs, son père, sa mère, Marie-Madeleine qu’il a tant aimé, et se rend compte que cette mort est une faute de sa part.

J’ai bien aimé ce livre car justement il fallait osé casser les codes de ce grand nom. Il est toujours difficile je pense, de parler d’un personnage que le monde entier connaît, sans s’attirer les foudres de beaucoup de monde. Certains crieront au scandale, personnellement j’ai beaucoup ri. Jésus est un humain comme les autres, il aime, il ose aimer une femme! Il dit que l’alcool sied à merveille à sa mère Marie et j’ai vraiment trouvé ça drôle.

Amélie Nothomb ne s’interdit rien, elle fait de Jésus un homme avec un corps, contrairement à son père qui n’en a pas et ne peut donc pas comprendre les choses essentielles de la Vie. J’ai vu Jésus comme un genre d’ado rebelle qui fait le constat que toute sa vie on lui a demandé de répandre la foi en Dieu, et pourquoi? Pour finir sur une croix! Quelle honte!

Bon, de là à obtenir le Goncourt, je ne sais pas. A-t-elle été nommée pour avoir osé faire parler Jésus de cette façon?…

Comme d’habitude, ce livre est très court, mais il rassemble pas mal de phrases assez fortes comme « Le mal trouve toujours son origine dans l’esprit. » ou « Ce que l’esprit ne comprend pas, le corps le saisit. » Et là ou j’ai beaucoup ri « Pardonnez n’exige aucune contrepartie, c’est juste un élan du coeur qu’il s’agit de ressentir. Comment expliquer alors que je me sacrifie? Imaginez un être qui dans l’idée de persuader les gens de devenir végétariens immolerait un agneau: on lui rirait au nez. »

 

Conclusion

Soif est un livre intéressant au parti pris osé. Le titre est passe-partout et aurait pu être tout autre car l’idée de soif que l’autrice exprime dans ce récit ne le justifie pas, selon moi. J’ai aimé ce Jésus humain, sentimental, critique de son passé, et j’ai bien ri! Merci Amélie!

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